Archives de Mai, 2006

Des nouveautés sur les dragons!

11 Mai 2006 par Philippe Beaudoin

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De retour à notre programmation habituelle après ce bref et exceptionnel détour…

Le forum des dragons nocturnes profite du printemps pour faire peau neuve. Les sous-sections ont été réorganisées et on s’y retrouve un peu mieux. Les administrateurs ont créé des forums pour les rencontres se tenant dans chacune des principales régions du Québec. Ils ont aussi commencé à trier les messages dans les nouvelles catégories, alors on risque de perdre quelques repères. En particulier, je ne sais pas si les hyperliens pointant vers les messages seront encore valides après le déplacement. Si vous trouvez des anomalies sur ce site, faites-moi en part je vais les corriger.

Une autre nouveauté, fort intéressante, est une liste fréquemment mise-à-jour de questions-réponses sur des détails de règles. Un complément essentiel à ludism ou boardgamegeek, sur lesquels on peut facilement trouver des règles, mais où on n’a pas nécessairement accès aux discussions sur les points plus sombres… Merci Romain!

Card games around the world

14 Mai 2006 par Philippe Beaudoin

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Récemment, je vous disais que je n’avais pas emporté de jeux à Vancouver. C’est faux, en fait, tout de suite après vous avoir dit cela j’ai été pris de culpabilité et j’ai retiré le séparateur de ma boîte de Carolus Magnus pour la remplir avec une dizaine de petits jeux que j’avais sous la main.

Parmi ceux-ci, un simple jeu de cartes et le livre Card Games Around the World, écrit par nul autre que Sid Sackson! Ce livre recense une soixantaine de jeux différents, pour tout nombre de joueurs. Beaucoup sont très simples et basés uniquement sur le hasard, mais quelques-uns semblent sortir des sentiers battus et présentent des mécanismes vraiment innovateurs. En particulier, la dernière section présente 4 jeux inédits dont deux de Sackson lui-même (Card Football et Card Stock Market). Le livre, s’il n’est pas très divertissant à lire, est néammoins très bien écrit et les règles sont limpides et concises. Les jeux sont organisés selon leur région d’origine et on remarque qu’ils ont toutes une saveur locale assez particulière. J’ai noté un certain nombre de jeux que je souhaite découvrir et je compte les essayer cet été dans le calme de notre petite maison sur la côte ouest.

Nous avons commencé ce samedi par une partie du très vieux Cribbage, un jeu inventé par Sir John Suckling, un soldat et poète (c’est possible?) vivant en angleterre au début du 17ième siècle. Ce jeu, qui se joue surtout à 2 joueurs mais dont des versions à 3 ou 4 joueurs existent aussi, a déjà acquis ses lettres de noblesses. J’ai d’ailleurs souvent vu traîner un plateau de cribbage dans un chalet ou chez la parenté, sans avoir jamais pu trouver quelqu’un pour m’en expliquer les règles. Ce qui nous a décidé, en fait, c’est la présence ici d’un plateau de cribbage au fond d’un tirroir qui n’avait pas été entièrement vidé. Ce jeu, assez simple, s’est quand même avéré surprenant! On n’est pas dans de la production moderne: c’est un peu long et ça peu devenir répétitif. On y trouve cependant une bonne petite dose de hasard couplée à des décisions difficiles à prendre, ce qui en fait un jeu étonnemment rafaîchissant. En tout cas, c’est à réessayer!

Compte-rendu photo, Week-end Ludo Plein-air

15 Mai 2006 par Philippe Beaudoin

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Je suis encore entrain de rattraper les choses que j’ai promises de faire le mois dernier mais que des obligations pressantes m’ont empêcher de terminer. Voici donc, pour commencer, un petit compte-rendu photo du week-end ludo plein-air qui se tenait à Les Cèdres, en banlieu de Montréal, au début du mois d’avril. Vous y trouverez entre autre une sympathique photo de groupe, quelquechose qu’on ne fait pas assez souvent dans ce genre de rassemblement!

Pour ceux qui y étaient, c’est une bonne occasion de se rappeler de bons moments, pour les autres c’est une invitation lancée pour l’an prochain.

Maintenant que l’exaltation est un peu retombée, je vous invite d’ailleurs à laisser vos commentaires sur ce week-end ici-même, à la suite de ce message. Ce que vous avez aimé, ce que vous avez moins aimé, la raison pour laquelle vous avez décidé de ne pas y assister, etc. Tous vos commentaires nous seront très utiles!

Dans les médias…

17 Mai 2006 par Philippe Beaudoin

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Le 1er mai, suite au week-end Ludo Outaouais, un long article paraîssait dans le Ottawa Citizen, le plus important quotidien anglophone de la capitale. Tony Atherton y prend le parti de comparer la convention de jeux de société à une autre, tenue en même temps, et mettant en vedette les jeux vidéo.

Cette dernière, communément appelée un Lan Party, est décrite comme beaucoup plus compétitive :

La ville compte des milliers d’amateurs [de jeux vidéo] […] qui dédient une grande partie de leur vie à l’atteinte de la perfection dans un ou deux jeux, selon Mohamed Mansour.

“Nous sommes plus concentrés sur le jeu”, dit M. Mansour, “Nous ne venons pas ici pour une partie de plaisir. Nous venons pour gagner et être No. 1.”

Bon, je crois que l’auteur est tombé sur un fanatique des jeux vidéo. J’ai moi-même participé une fois à un Lan Party et je n’y ai rencontré personne d’aussi radical que ce que décrit M. Mansour. Il reste que les excellents commentaires des organisateurs et participants de Ludo Outaouais, en contrepartie, font apparaître les jeux de société sous leur meilleur jour:

Selon David Gagné, l’intérêt des jeux de société est aussi ce qui les distingue des jeux vidéo: “Je crois que c’est le côté social. Certains jeux bière et pretzel nous donnent une raison de nous assoir autour d’une table pour avoir du plaisir.”

Le but de Ludo Outaouais, selon M. Gagné, est le même que celui des jeux de société: rassembler des joueurs pour passer un bon moment.

En plus, l’article évite même très bien l’écueil de simplifier à l’extrême les jeux de société:

À Ludo Outaouais, on trouve quelques tables, un peu de tablettes pour ranger les prix donnés par la douzaine de commanditaires et plus de 500 jeux (aucun de reconnaissable par le joueur de Yahtzee moyen), fournis par les 78 inscrits à la convention.

Attention, ici on ne parle pas de Sorry ou de Parcheesi (pour les joueurs sérieux, ceux-ci constituent le “McDonald’s du jeu de société”, dit M. Gagné), mais des jeux au nom comme Taj Mahal, Railroad Tycoon, Plague, et le très difficile Tigris & Euphrates. Ce dernier, un jeu d’empire, est un des 200 titres publiés par le mathématicien allemand Reiner Knizia, une des mega-stars dans le monde des jeux de société dits européens, connus pour s’appuyer beaucoup plus sur la stratégie que votre occasionnelle et aléatoire partie de Monopoly.

On note aussi au passage un détail intéressant et révélateur: les participants du Lan Party étaient tous des hommes tandis que Ludo Outaouais attirait sa part de joueuses.

Coup de chapeau, donc, à Tony Atherton pour un excellent article qui, en plus d’être bien écrit, témoigne d’un souci de comprendre et d’expliquer un univers qu’on simplifie trop souvent. Bravo aussi à tous ceux qu’on a cité et qui donnent une si belle image de notre hobby.

J’ai traduit librement les extraits de l’article. Sources: Ottawa Citizen, Ludo Outaouais.

Pignon sur rue

23 Mai 2006 par Philippe Beaudoin

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Bouquiner: Rechercher les vieux livres aux étalages des libraires ou des bouquinistes.

On a vraiment besoin d’un verbe équivalent pour décrire le plaisir que j’éprouve à fouiller les piles de jeux avec l’espoir de trouver un titre rare. Parfois je me fais plutôt surprendre par une nouveauté que je ne croyais pas être encore parue, ou encore par un jeu que j’hésitais à me procurer et qui affiche un prix plus bas que prévu.

En tant que bloggeur, informaticien, prédicteur (et parfois prédicateur), je devrais embrasser et encourager la vague des boutiques virtuelles qui déferle en ce moment sur notre hobby. Je me dois cependant d’avouer une certaine nostalgie pour le plaisir de voir et de toucher. Quand une boutique m’offre de le faire dans une ambiance détendue, alors je suis aux anges…

…C’est exactement ce qui m’est arrivé cette semaine alors que j’ai découvert Drexoll Games, sur la 4ième avenue dans le hip quartier Kitsilano de Vancouver. La souriante propriétaire, Tamara, nous y accueille en nous demandant si nous cherchons quelquechose en particulier. “Pas vraiment, je regarde“, dis-je, salivant déjà à l’idée d’écumer les nombreuses tablettes bien garnies. Pendant ce temps Jérôme, lui, commence à fouiller dans une boîte de tiges et de boules de plastique posée sur le sol. Je m’apprête à lui dire d’arrêter quand Tamara nous dit que non, c’est un jouet de construction pour leurs plus jeunes clients. Wow! Je croyais que seul le Ikea se préoccupait de ce genre de détail!

De longues minutes plus tard et une boîte sous le bras, je passe à la caisse. J’en profite pour interroger Tamara sur les groupes de joueurs du coin. Elle me dit qu’ils organisent dans l’arrière-boutique une soirée de jeux européens une fois par semaine et qu’elle attire une trentaine de personne. Magnifique! De retour chez moi, en consultant leur site web, je découvre qu’ils organisent aussi un 24 heures de jeu et qu’ils participent à plusieurs autres activités, comme la levée de fonds Boardgaming for Diabetes.

Je crois que Tamara et l’équipe de Drexoll ont trouvé la bonne façon de profiter des avantages qu’offrent une boutique avec pignon sur rue:

  • Un service courtois et invitant pour les nouveaux joueurs. Ceux-ci risquant plus de pousser la porte d’une boutique que de comprendre les critiques d’un site de vente en-ligne où ils auraient naviguer par hasard ;
  • Un service souriant, profitant au maximum du contact humain qu’offre une telle boutique ;
  • Une implication active dans le milieu des jeux de société de la région ;
  • Une atmosphère détendue, propice au bouquinage de jeux, et un souci constant du client.

Je n’ai pas l’habitude de faire de la publicité sur ce site, mais je crois que l’équipe de cette jeune boutique mérite ce coup de chapeau. Si vous passez un jour par Vancouver, n’hésitez surtout pas à leur rendre visite!